16.10.2006
t'es moins à charge
partie 2: de la pensée des croyances
chapitre 2*
un brave journaliste t'apprend, au JT d'une grande chaine nationale (!), qu'une femme est sorti en courant d'un immeuble, et qu'un homme la suivait, l'a jeté a terre, et l'a battu de toutes ses forces. tu te dis: "ce type est un salaud"
manque de pot pour ton jugement, ce que le journaliste a oublié de préciser, c'est que la femme sortait de son logement en feu et que le type lui balançait des giffles sur le corps pur eteindre les flammes.
ce type devient un héros.
cet exemple est connu
maintenant, on te présente une piece de métal, ronde, et on te demande la couleur. tu dis: "elle est rouge". en effet, la face qui t'est présenté est rouge. on la retourne. merde, elle est jaune!
dans ces deux cas, ton jugement ou ton témoignage a été tributaire de ce que tu as vu ou entendu. mais pas de ce qui était vraiment.
dans le premier cas, tu aurais pu te demander les raisons qui ont fait que cet homme donnait des grandes baffes à cette femme. tu t'est laissé manipuler par une information incomplete.
dans le deuxieme cas, ton témoignage juste aurait été de dire: "la face de la piece qui m'est présenté est rouge, j'ignore la couleur de l'autre face".
ça change beaucoup de choses, et, si tu veux porter un jugement sur une personne, sur un fait, déja, tu es présomptueux, et d'autre part, la seule réaction que tu peux avoir est: "pourquoi?". et si on te demande de témoigner, dans un proces, dans une réunion, n'oublie pas que ton objectivité sera un frein au jugement à l'emporte pièce. et parfois meme un éclairage.
le journaliste avait il des raisons (hierarchiques) de ne donner qu'une information incomplete?
il y avait une face rouge, mais effectivement, peut il y avoir une face d'une autre couleur?
cette salope de voisine qui couche avec le boucher a-t-elle des raisons de le faire? son brave mari n'est peut etre qu'un type qui la bat. et pourquoi bat-il sa femme?. quelles en sont les origines? mais peut etre que la voisine est veritablement une salope? oui mais pourquoi l'est elle?
pourquoi?
une fois que tu auras répondu à toutes ces questions, tous ces pourquoi, tu sera bien incapable de porter un jugement. tu n'en auras meme plus envie.
*là encore je commence par le chapitre 2
15:45 Publié dans sociale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : temoins, temoignage, sociologie
10.10.2006
la mort vous va si bien
la mort entre congénères chez les animaux est une chose rare. le lion, du moins la lionne, peut tuer une gazelle à des fins alimentaires, mais la mort entre lions reste rare. elle ne peut intervenir que dans le cadre de la territorialité. tu veux draguer les minettes de mon harem, je te vire en faisant le méchant, et un accident peut arriver, le plus faible peut en mourir. c'est autant valable chez les lions que chez les cerfs.
mais chez les hommes, la mort entre gugusses d'une même ethnie, ou d'ethnies différentes n'est pas rare. à la grande différence, que les morts de territorialité sont plus rares que les morts d'idéologie. j'écarte tout de suite les morts qui résultent d'un envahissement d'un pays par un autre, de la part du pays envahi qui souhaite conserver son autonomie. ceux d'en face on été envoyé au casse-pipe par leurs dirigeants sous prétexte de supériorité "raciale", de combat pour la bonne cause. mon cul, oui, on veut piquer ton sous sol avec toutes ses richesses. et le mec qui n'a rien demandé va défendre son lopin de terre. pour sa survie. mais ce cas n'est pas simplement lié à la dernière guerre mondiale, il en existe encore tous les jours quelque part dans le monde.
non, je veux parler des assassinats idéologiques. que ce soit celui d'un préfet, d'un journaliste, ou de quelques milliers d'innocents qui vont au boulot dans une tour de mégalopole.
de quel droit l'homme s'arroge-t-il le droit de tuer froidement un autre homme. quel idéologie est elle assez folle pour promouvoir l'assassinat au rang d'acte "de résistance". surtout qu'il ne découle jamais rien de ces crimes.
bien souvent, ces gugusses se croient investis d'une mission divine, ou parfois le font de sang froid, au nom du pouvoir
mais, si on gratte un peu la couche superficielle de l'idéologie, on s'aperçoit bien vite qu'il n'y a rien de tout cela. avoir le droit de vie ou de mort sur l'autre n'est que la continuité des seigneurs du moyen age, des chefs de guerre, ou de quelques tribus guerrières, où, des que l'homme a été en age de penser il s'est empressé d'inculquer à ses copains la notion de supériorité, qu'il a transformé en religion. le dieu tout puissant à le droit de faire ce qu'il veut sur ta vie, ducon, et j'en suis le représentant; je fais ce que je veux de ta misérable vie, car je possède le pouvoir. tu dois obéir à dieu, sinon,....
et le pouvoir prend la forme de la déité. être au pouvoir, c'est être dieu. c'est voir le droit de vie ou de mort sur quiconque, et le pouvoir n'a pas besoin de reconnaissance démocratique pour s'exercer. je tue, donc je suis Dieu, donc j'ai le pouvoir.
et ensuite seulement, on explique ses actes par l'idéologie.
l'animal tue par instinct, l'homme par intelligence.
est ce vraiment une preuve de la supériorité de l'homme sur l'animal? parfois j'ai des doutes.
16:31 Publié dans sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : assasinat politique, mort, idéologie, dieu, religion
05.10.2006
la plus grosse en métal
Leinad a publié, avec mon accord, cette note.
de la sociologie du paraitre
chapitre 1
je ne sais pas si tu as remarqué (en fait, si je le sais), mais il est une mode qui se propage comme les morpions dans le slip d'un malpropre, c'est celle, dans nos villes, de ces véhicules dit "4X4". pour quoi "4X4"? je n'en sais rien, mis à part "4 roues motrices", et à vrai dire, je m'en tamponne completement.
je ne te parlerais pas des 4X4 des champs, ceux utilisés par quelque chasseur aviné, ou par quelque fermier dans nos campagnes ou le silo à grain pour l'elevage des volailles en batterie a remplaçé le clocher. ni meme de celui utilisé par quelque habitant de contrées perdues qui préfère affronter les rudeurs de l'hiver à la pollution de nos villes.
non, je parlerais aujourd'hui des véhicules utilisés, achetés par les citadins. en posant la question: quelle est l'utilité d'un tel véhicule dans une ville ou la plus grosse montagne à escalader reste le trottoir chargé de dejections canines?
on peut donc se demander à quoi rime l'achat d'un tel véhicule, et quel en est son sens sociologique. on pourrait dresser le portrait type du propriétaire en pensant, non sans raisons, qu'il est agé entre 35 et 50 ans, qu'il est cadre, avec un certain standing de vie. car il faut bien entretenir l'inutile. c'est que ça revient cher, ces petits bestiaux. c'est que ça mange, ça, madame!
mais quel plaisir, le vendredi, de quitter son appartement etriqué au 5eme, sans ascenceur, pour enfourner le fier destrier, et partir en province chez belle maman et beau papa qui fulmine avec sa vielle peugeot pouscive.
pour le reconnaitre (le 4X4, pas le proprio), c'est assez simple, il est tres propre. beaucoup plus qu'un véhicule normal. il est rutilant. pas de trace d'herbe ou de boue. ce qui devrait etre sa marque de fabrique, son apanage. non, il faut qu'il brille, sans tache, sans poussiere. comme le propriétaire.
et si tu te rends dans des endroits où se rend l'animal, tu te rendras compte que celui qui prends deux places de parking, celui qui reste mal garé sur un trottoir, c'est bien le 4X4. beaucoup plus que la proportion qu'il représente dans le parc automobile. le 4x4 urbain ne se gare pas, il s'arrete. un pare-buffle pour un muffle.
ce sans-gene est manifeste d'une volonté, d'un besoin de supériorité. car le plus ou moins jeune cadre dynamique qui l'utilise veut affirmer son rang, son standing. on lui a appris a etre le meilleur, à etre un "killer".
il faut que cela tranparaisse dans son apparence sociale. il doit donc exhiber son soi-disant rang en affichant ce prétendu standing.
enfin, celui qu'il aimerait avoir...surtout celui qu'il n'a pas; et le moyen d'etre supérieur, c'est de dire au voisin: "regarde, c'est moi qui a la plus grosse!"
meme si, en verité, elle est ridiculement petite. c'est vouloir affirmer ce qu'on aimerait etre, a travers un paraitre qui masque une incompétence, une insuffisance. dont l'homme est plus ou moins conscient. mais qu'importe, il a la plus grosse.
le fait aussi d'etre assis en hauteur par rapport aux reste de la populace motorisée permet un regard condescendant vers l'etre inferieur. on peut toiser le peuple sans crainte de la baffe.
quand une jeune femme (tu as remarqué, elle sont souvent jeunes) conduit ce type de véhicule, on peut se demander si la portée sociologique n'est pas nettement différente. en effet, ce type de véhicule est généralement costaud, mastoc, haut perché. on peut penser qu'il représente, pour la conductrice, une sécurité contre les agressions dont sont victimes les pauvres citadins, soit par des jeunes de banlieue en BMW, soit par d'autres automobilistes irrascibles et jaloux.
c'est le cocooning automobile.
mais, on peut aussi se demander si le jeune cadre dynamique qui a la plus grosse, n'est pas aussi content de se sentir en sécurité. sans se l'avouer, bien sur, car la peur ne fait pas partie de sa panoplie. en apparence seulement. mais elle est bien présente.
et bien sur, la jeune conductrice, possede elle aussi, entre ses jambes, un instrument de taille supérieure. sans l'avouer.
et c'est tellement plus class pour aller chercher les enfants à l'école. il faut leur apprendre tout petit les rudiments des classes sociales.
ah? tu es citadin et tu as un 4X4? alors, ferme ce bouquin, il n'est par pour toi.
08:20 Publié dans sociale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

