22.03.2007
l'ours et la fée: l'amour du miroir
voilà le texte que j'ai soumis à la fée coccinelle. je cite tout d'abord ce texte dans son intégralité, car il ne s'adresse pas à la fée, mais à toi, à ton voisin, à ta concierge :
-----------------------
"tu te reveilles un matin, avec le ventre qui te tiraille, des sueurs froides, et l'unique vision du visage de l'autre, celle ou celui qui tu aimes.
ou que tu crois aimer.
tu te dis "c'est ça l'amour!" "j'aime!".
mon cul, oui! tu n'as pas conscience que, de tout temps, l'homme a infligé à l'homme ce sentiment de l'amour. amour du prochain, amour de dieu, et de ses pretres. la crainte et l'amour, on mélange le tout, et on obtient la domination.
l'amour est un sentiment artificiel, un OGM de la raison.
alors regarde un peu plus loin, plus loin que le visage de la personne qui est en face de toi, et essaye d'etre lucide un instant.
aimer quelqu'un c'est avant toi aimer soi-même, en pur egoïste que tu es. ce que tu vois dans les yeux de la personne aimée, ce n'est que toi-même. c'est le reflet de ta propre personalité, enfin plus exactement de ce que tu voudrais etre. tu ne vois meme pas la personne, tu ne vois que ce que tu voudrais qu'elle soit. mais son regard n'est qu'un miroir, un énorme miroir déformant qui te cache ta propre vérité. qui te cache la personne que tu crois regarder.
et puis, au fil du temps, le tain du miroir s'estompe, s'effrite, te laissant peu à peu, non seulement enfin percevoir qui est en face de toi, mais aussi voir dans son regard qui tu es vraiment.
et tu prends conscience de tes propres défauts, tes travers, tes incompétences, et tu vois enfin l'autre tel qu'il est, tel que tu n'aurais pas voulu qu'il soit. tu perçois enfin la vérité.
et cette vérité n'est pas à ton honneur, tu en prends la pleine gueule. et l'autre aussi, bien sur.
alors, soit la raison l'emporte, et tu te dis que finalement, ça pourrait etre pire, mais ça ne pourrait pas etre mieux, et tu t'en accomodes.
ou alors, tu refuses cette vérité, tu la rejettes, tu casses tout et tu t'en vas retrouver un autre miroir, qui saura, en son temps t'apporter toutes les desillusions du monde.
l'onanisme sentimental n'a pas de fin !"
------------------
maintenant je reprends le texte avec la conversation qui en a suivi:
-tu te reveilles un matin, avec le ventre qui te tiraille, des sueurs froides, et l'unique vision du visage de l'autre, celle ou celui qui tu aimes.
Oui je vois. ;-)
-ou que tu crois aimer.
Ah non non non, pas d'accord. Je suis une fée et je suis donc très romantique. Tout le monde me dit que je rêve, que la l'amour n'est pas aussi beau mais je persiste et persisterai toujours. L'amour, le véritable existe.
Je le sais car je le vis. Moi, chaque matin, je me lève en me disant que quelqu'un m'aime, que je l'aime, je sais qui il est et je sais qui je suis.
-tu te dis "c'est ça l'amour!" "j'aime!".
mon cul, oui! tu n'as pas conscience que, de tout temps, l'homme a infligé à l'homme ce sentiment de l'amour. amour du prochain, amour de dieu, et de ses pretres. la crainte et l'amour, on mélange le tout, et on obtient la domination.
Il y a effectivement plusieurs sortes d'amour mais il ne faut pas tout mélanger je pense. L'amour de notre moitié n'a pas de sentiments malsains.
-l'amour est un sentiment artificiel, un OGM de la raison.
Grrr, tu vas me faire transformer en je ne sais quoi ! ;-)
-alors regarde un peu plus loin, plus loin que le visage de la personne qui est en face de toi, et essaye d'etre lucide un instant.
aimer quelqu'un c'est avant toi aimer soi-même, en pur egoïste que tu es. ce que tu vois dans les yeux de la personne aimée, ce n'est que toi-même. c'est le reflet de ta propre personalité, enfin plus exactement de ce que tu voudrais etre. tu ne vois meme pas la personne, tu ne vois que ce que tu voudrais qu'elle soit. mais son regard n'est qu'un miroir, un énorme miroir déformant qui te cache ta propre vérité. qui te cache la personne que tu crois regarder.
Tout cela est vrai mais je n'y vois pas de problème. Chacun de nous aime l'autre pour ses qualités mais aussi avec ses défauts. On fait avec, tout simplement parce que l'amour est plus fort. Mais effectivement, on est flatté parce que l'autre nous trouve belle et merveilleuse mais le véritable amour voit également ses petits travers.
-et puis, au fil du temps, le tain du miroir s'estompe, s'effrite, te laissant peu à peu, non seulement enfin percevoir qui est en face de toi, mais aussi voir dans son regard qui tu es vraiment.
et tu prends conscience de tes propres défauts, tes travers, tes incompétences, et tu vois enfin l'autre tel qu'il est, tel que tu n'aurais pas voulu qu'il soit. tu perçois enfin la vérité.
et cette vérité n'est pas à ton honneur, tu en prends la pleine gueule. et l'autre aussi, bien sur.
Tu peux aussi par amour et par honnêteté t'examiner et te dire "c'est vrai que je suis comme ça, je devrais essayer de changer". Personnellement, je connais ses défauts, il connaît les miens et j'essaie toujours de m'améliorer (même si je n'y parviens pas toujours, loin de là hélas !).
-alors, soit la raison l'emporte, et tu te dis que finalement, ça pourrait etre pire, mais ça ne pourrait pas etre mieux, et tu t'en accomodes.
ou alors, tu refuses cette vérité, tu la rejettes, tu casses tout et tu t'en vas retrouver un autre miroir, qui saura, en son temps t'apporter toutes les desillusions du monde.
l'onanisme sentimental n'a pas de fin !
Si l'on s'en va parce que le miroir nous déplaît, n'y a-t-il pas un problème plus profond ? Parfois, j'ai l'impression que les gens ne savent plus aimer. C'est triste et c'est peut-être aussi pour ça que le monde va si mal aujourd'hui.
-bon, tu as un gros, un énorme défaut: tu es généreuse; tu manques absolument d'égoïsme. est ce propre aux fées?
tu refuses de voir, de croire, que l'homme (l'humain) n'est qu'un egoïste. est ce d'ailleurs propre à l'homme? les animaux manifestent de l'égoïsme en n'hésitant pas à tuer ses propres enfants si ceux ci bouffent leur territoire. l'égoïsme est nécessaire pour la survie.
quand tu aimes, ou es persuadé(e) que tu aimes, en vérité, est ce que ce n'est pas par pur égoïsme, est ce que ton bonheur n'est qu'unique et personnel et que l'autre n'est que la matière sur laquelle est fondé ton propre bonheur?
tu es heureux quand l'autre est heureux, par nécessité d'être heureux. pas par générosité. ton bonheur est exclusif, pas partagé. c'est pour cela que tu ne vois dans le regard de l'autre que ton propre reflet d'humain heureux.
tu te retrouve devant le paradoxe de la nécessité d'avoir un autre pour que ton propre bonheur exclusif soit réalisé.
la générosité envers l'autre n'est que l'accomplissement de ton propre bonheur.
mais je suis dur, froid, et surtout provocateur. et la provocation n'est qu'une façon de poser des questions.
tu me dit que le monde va mal aujourd'hui. d'une part est-ce vrai, ou alors l'information va plus vite et plus loin et nous avons maintenant conscience des malheurs des autres?
mais l'homme reste profondément égoïste, nos candidats à l'élection veulent notre bonheur, disent-ils, mais en vérité ils ne veulent que le pouvoir pour assouvir leur besoin de prouver leur propre existence.
et maintenant, une question que les gens "normaux" (par là, j'entend le couillon qui monte dans sa voiture, va à carrouf faire ses courses...) que les gens normaux disais-je n'osent pas poser à une personne handicapée.
Merci d'oser alors.
-tu es amoureuse, tu aimes, mais qu'est ce que l'amour, ou plutot l'accomplissement de l'amour pour toi.
Tout d'abord, je n'ai jamais jamais rêvé d'histoire d'amour (et encore moins avec un homme normal). Qui en effet me voit dans la rue peut s'imaginer qu'un homme valide m'aime à ce point ? Et pourtant, nous vivons un amour beaucoup plus fort que pas mal de gens. J'aimerais parfois lorsque je vois tant d'échecs leur donner ma "recette" mais y en a t-il une vraiment ? Je ne pense pas, juste peut-être laisser nos coeurs se parler. La vie fait le reste.
L'amour nous réalise tous les deux. Il me dit avoir changé, quant à moi...
C'est carrément la VIE qu'il m'a offert. Avant, c'était ma maladie qui vivait en moi. Aujourd'hui, c'est moi, seule. J'ai mille et une choses en tête, mille et un projets, mille et une passions.
-si on s'en tient à l'origine bestiale de l'amour, c'est assurer la survie de sa race par procréation, le reste n'étant qu'intellectuel et pas forcément superflu.
vis tu un amour platonique, et est il suffisant pour ton bonheur?
Un amour platonique ne m'aurait pas satisfait. Un amour platonique peut-il être un amour véritable ? Aurais-je dû m'en satisfaire parce que je suis "comme ça" ? Il n'aurait pu satisfaire à mon bonheur et surtout, un amour
platonique aurait signifié que je n'étais bonne qu'à ça. Et vivre cela, autant ne rien vivre du tout. Moi, je veux exploser de bonheur et d'amour. Ma vie est trop fragile pour vivre des demies mesures, des demis sentiments. Alors, c'est sûr, réunir nos deux mondes si opposés n'est pas facile tous les jours. Moi, je préfère par exemple sortir, visiter, me promener. S'arrêter pour moi, c'est perdre du temps. Mais avec chacun ses concessions, nous y arrivons !
--------------
rien à ajouter. tout est clair. tiens, je n'ai meme pas d'illustration pour cette conversation. toi qui lit ce billet, qui vient là par hasard ou par amité, tu n'aurais pas quelque chose à me proposer?
09:25 Publié dans conversation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour, handicap
13.03.2007
l'ours et la fée: un étrange regard
suite de la conversation avec la fée coccinelle. aujourd'hui l'image de soi-meme. illustrée par une peinture de la fée.
en italique mes propos, en normal, ceux de la fée coccinelle.
en normal....
-comment vois tu l'image que te renvoie ta webcam?
Assez difficile à répondre. Cela dépend du moral du moment. Je peux me dire "Finalement, tu n'as pas un trop moche visage" ou alors "Tu as vu à quoi tu ressembles ? Cela ne m'étonne pas que les gens ne viennent pas à moi." C'est fou ce que les apparences peuvent jouer dans les relations.
En fait, je supporte à peu près mon visage mais pas mon corps car il est le symbole de ma mise à l'écart du monde. A entendre les gens, ce n'est pas juste, il faut que ça change etc... Cela me fait bien rire.
Je ne veux surtout pas me plaindre mais il est vrai que j'aimerais tant être considéré comme n'importe quel autre quidam. Je rêverais un monde où l'on ne verrait d'abord que l'âme de l'être humain et non plus l'apparence en premier lieu. Un monde où les barrières du physique n'existeraient plus.
Ainsi, peut-être que je supporterais mieux mon image.
Toi qui fais partie de l'autre monde, que vois-tu devant une telle image ?
-la mienne? la tienne?
la mienne, je vois un vieil ours ronchon, la tienne, je vois une fée mélancolique.
mais quand les gens te disent que ce n'est pas juste, c'est preuve qu'ils percoivent ta différence physique en déphasage avec ce que tu es vraiment. ils voudraient que ton corps ressemble à ton esprit. ils rattachent encore le visuel au perceptif. il n'ont pas conscience que tu existes autrement qu'à travers tes impossibilités physiques. ça dérange, ce n'est pas cette fameuse normalité.
Mais pourquoi est-ce que je dérange ? J'aimerais tant qu'ils aient le courage de me le dire. Mais les valides et le courage, c'est une autre histoire...
Je les peine ou ils ont peur ? Souvent, les femmes enceintes me regardent bizarrement, portent leur main sur leur ventre et disparaissent. Je me dis: "mince, elles ont peur pour leur bébé."
-mais elles ont peur ! et ce sentiment est normal, meme dans toute son horreur.
Ce qui me met vraiment en rage, ce sont les gens qui ont l'air très étonné de me voir devant des livres. Ben oui, je sais lire Madame (beaucoup plus la gente féminine en effet) et je lis d'ailleurs peut-être plus que vous !
Parce que mon corps ne ressemble à rien, les gens sont loin de s'imaginer que mon cerveau, lui, fonctionne. C'est dans leur regard que je me sens différente. Quand j'ai la forme, je vais en ville et bien souvent, je reviens déprimée. Cela me gène aussi beaucoup pour ma famille, mes amis. Je me souviens de ma petite soeur adolescente, ce n'était pas toujours facile
pour elle.
-je me souviens de mon parrain, qui n'avait plus de cordes vocales, suite à un cancer. j'étais môme, et j'étais le seul à savoir lire sur ses levres. j'étais son traducteur !
et les gens lui parlaient en gueulant comme des veaux, car, comme il n'entendaient pas le son de sa voix, ils reportaient leur "surdité" sur lui. c'était assez agaçant de leur dire que ce n'était pas la peine de gueuler, qu'il entendait tres bien.
et moi meme à qui il manque un doigt à la main droite, combien de fois j'ai serré la main de mon interlocuteur avec la gauche, pour ne pas le gener...
-mais si tu veux etre considérée comme n'importe quel quidam, c'est certainement une erreur. tu es unique, comme chacun d'entre nous. bien sur, il y aura toujours le regard condescendant, mais c'est le meme pour le riche envers le pauvre, le blanc envers le noir. supprime le regard, et les différences disparaissent. l'a priori n'existe plus. regarde, sur internet, dans les forums, les visages ne sont plus une barriere, car absents. seuls les sentiments, la pensée transparaissent.
Pour l'avoir vécu, je peux te dire que je ne suis pas d'accord.
-tant mieux!!, si nous etions d'accord sur tout, notre conversation n'aurait aucun interet
Même sans visage, les gens partent dès qu'il y a subitement un grave souci. :(
-oui mais là nous en revenons à l'amitié, l'amour.
qui diait qu'il etait rassuré sur sa propre santé quand il entendait ses amis au téléphone, car, quand ça n'allait pas, il ne les entendait plus?
Henri jeanson? je crois, mais je n'en suis pas sur
nous reparlerons de tout ça dans un prochain billet

18:40 Publié dans conversation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : image, regard de l'autre, physique
05.03.2007
L'ours et la fée: comment devenir fée
tu ne pourras pas dire que tu n'étais pas prévenus: voici la premiere conversation que j'ai eu avec la petite fée Coccinelle, une fée qui ne peut ni voler, ni meme marcher. mais elle ira toujours plus loin que toi.
-Coccinelle, comment est tu devenue fée?
Ce sont les autres qui me l'ont fait devenir. Plusieurs personnes me l'ont dit. Mais les fées finissent un jour par être seule. Et c'est dans un de ces moments que je me suis dit qu'effectivement, il y avait quelque chose. Un ami proche du divorce qui se réconcilie avec sa femme, des amis malades que j'ai soutenu comme j'ai pu aujourd'hui quelques-uns heureusement guéris, des enfants ayant trouvé leur voie professionnelle à cause de ma présence dans leur petite enfance etc... Et toutes ces personnes une fois rétablies dans leur corps ou leur cœur ont disparu de mon chemin. Mais cependant, je ne regretterais jamais chacun de mes petits "coups de baguette magique". Je pense très souvent à chacun d'entre eux avec énormément de tendresse et je me dis que la vie de fée est vraiment faite pour moi : amour des autres et amour de la solitude. Je me nourrie de ça pour vivre, j'ai besoin d'aimer mais également besoin de solitude pour me retrouver. Aimer et "disparaître" ensuite me ressemble.
-oui mais ce n'est pas toi qui disparait, ce sont eux, ceux qui sont rétablis.. et c'est normal. j'ai vécu ça, voir les gens que j'avais aidé, disparaitre quand tout allait mieux. au début, je me suis demandé s'ils étaient ingrats, mais à la reflexion, je me suis rendu compte que je représentais, (que j'étais un élément de) leur période noire, et cette période, ils préféraient l'oublier, moi avec. alors, finalement, c'était aussi bien que je ne fasse plus parte d'eux meme, leur bonheur était mieux sans moi. tu as l'avantage d'etre une fée, et la solitude est un élément essentiel à ta survie. mais pour le clampin moyen, la solitude c'est la mort, et l'abandon, est un chemin vers la mort. il a de la peine à imaginer que l'abandon est necessaire.
C'est exact mais quand ce sont de véritables amis, cela fait mal tout de même. Alors, j'avoue avoir vécu cette absence comme si l'on m'avait jeté en plein milieu d'un désert aride. Mais finalement, était-ce des amis ? L'inconvénient d'être une fée, c'est que l'on est entière en sentiments.
-alors là, on va pouvoir discuter de l'amitié de l'amour, mais ça fera l'objet d'une autre discussion: est ce que l'amour (l'amitié) existe vraiment? est ce que, justement, le fait qu'ils t'abandonnent est la preuve que l'amitié qu'ils ont pour toi n'existe pas ou bien que l'amitié en tant que sentiment n'est qu'une supercherie?
C'est sûr, l'amitié qu'ils avaient pour moi n'existait pas rééllement. Pour en vivre plusieurs de plus de trente ans, je crois profondément en l'amitié. La vraie, celle qui suit n'importe quel chemin que tu emprunteras. Celui qui t'apporte des joies ou parfois des peines. L'amitié avec un grand A ne s'enfuit jamais.
-bon, et bien, nous en discuterons de ce sentiment qu'est l'amour, l'amitié. ça va saigner :-)
et pour illustrer nos propos, une musique de LeinaD:

10:53 Publié dans conversation | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fée, handicap, conversation, social, amitié
01.03.2007
Bulle de Savons
tu crois faire partie du monde, être totalement integré, tu as deux jambes, deux bras qui fonctionnent tant bien que mal et une tête censée te faire réflechir.
tu te dis que la majorité est normalité. dieu est amour, la démocratie est merveilleuse, tout ça. et si tu repense au sens de l'histoire, tu te dis que Adolf Hitler a été élu démocratiquement. que les allemands ont fait une grosse boulette. tu te dis que la majorité des PC ont des virus. c'est la normalité? non! des utilisateurs n'ont jamais de virus. ils ont des mac des linux. et il sont l'infime minorité. alors tu commence à regarder les choses sous un autre angle.
tu as toujours baigné dans le liquide amniotique de ton savoir, bulle de savoir, bulle de savons. nous ne savons rien! écoute Socrate.
et puis tu vois sur le parking du supermarché des emplacements bleus pour handicapés. ils sont minoritaires, speciaux. et pourtant... t'es tu demandé si ces handicapés étaient supérieurs, inférieurs ou égaux ?
égaux en droit, mais pas en possibilité, en accessibilité.
supérieurs, ils le sont certainement car leur regard est beaucoup plus acéré que le tien. ils voient beaucoup plus de choses que tu ne verras jamais, enfermé dans ta bulle.
inférieurs, ils ne le sont que dans ton regard misérabiliste, misericordieux.
alors, je vais te faire lire, ici meme, la conversation que j'ai avec une fée. tu vas dire "ça y est, il déconne, il a encore sifflé un peu trop de bourgogne"
non, j'ai rencontré une fée. une fée sans mobilité, avec une (jolie) tête qui pense, qui observe, qui raconte, qui se raconte dans ces entretiens. alors, lis, écoute, et surtout ne fait pas dans le larmoyant. elle ne le mérite pas.
elle est plus normale que toi.![]()
10:25 Publié dans sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fée, handicap, conversation, social, minorité

